La différence entre un junkie et un sportif ? Y'en a un qui est sponsorisé.

Je fais don d'à peu près tout ce que j'ai ('fin tout, nan, faut pas déconner, je garde mes cheveux, mes fringues et même mes jeans de SDF [Merci Maman], mon frigo et mes ordinateurs) au premier qui me trouvera une chanson BIEN pour me dégager celle-ci de la tête. Et par BIEN j'entends pas une merde qui te rentre dans les neurones en trois secondes pour ne plus en dégager ce qui te conduit à en taper le rythme un peu n'importe où et n'importe quand, genre pendant un partiel sur la table avec un stylo BIC, conduisant tes voisins au bord de la rupture d'anévrisme, au hasard. Par conséquent, tu m'oublies tout de suite les Pussycat Dolls, Lylloo, Lorie, Pitbull, Cascada, Collectif Métissé et les Black Eyed Peas (sans déconner, leur dernier album, c'est carrément une daube innommable, ils ont vendu leur créativité sous un pont pour se faire sponsoriser par Timbaland ou quoi ?) sinon, tu ne verras pas le Soleil se lever demain.
Ça m'apprendra à errer sur Youtube au lieu de réviser mes cours.
Au secours, achetez-moi de la détermination, même en promo' je prends. Youtube, l'un des plus grands dépotoirs à vidéos en tout genre, que tu te demandes si des fois, les gens ils ont une vraie vie à côté (j'en veux pour preuve le mec qui mange un tube de Labello, nan mais y'a des limites à la connerie sans blague). Et donc, forcément, quand t'as le choix entre voir un consanguin avaler une bouteille de dégivrant ou réviser un cours d'Introduction au Droit PaaâÂâssionnaaAaAaant, bah tu tergiverses pas trois heures, tu choisis la facilité. Mais tu tombes sur des VNI (Vidéos Non Identifiables). D'habitude, c'est des merdes que j'oublie, un peu comme tout ce que j'ai appris en maths avant d'arriver à la fac' (Bah ouais, QUI actuellement se rappelle de la définition d'une fonction croissante hein ?).
Mais là, nan. Ça fait trois semaines que j'envisage de me percer la boîte crânienne, dans l'espoir que ça s'en aille.
Voui, la nouvelle de Britney Spears, tout à fait. 'Fin la nouvelle, on sait pas trop, vu qu'elle en sort une tous les trois jours, faire genre on oublie que pendant trois ans, elle a plus sniffé qu'Amy Winehouse, Pete Doherty et Kate Moss réunis (et ça fait mal).

Ça s'appelle « 3 » (à prononcer à l'anglaise, c'est-à-dire 'Fhhreee', t'sais en crachant sur tes voisins, si rappelle-toi, comme quand t'étais en quatrième au premier rang et que ta prof te postillonnait dessus version Hollywood Fraîcheur censurée à cause de ton karma de merde). Admire la subtilité verbale, parce que mine de rien, là comme ça, si tu prenais Britney juste pour une chaudasse, ben en fait nan, jusque-là, c'était une petite joueuse, parce qu'elle est bien plus que ça. Et ça vaut le détour.
Heu, chut, je publie des inutilités sur mon blog si j'ai envie, si ça te plaît pas, tu peux toujours retourner faire semblant d'apprendre la différence entre le droit naturel classique et le droit naturel moderne (parce que oui, il y a une différence, ça t'la coupe hein ?).

1, 2, 3
Not only you and me

Ce n'est pas qu'entre toi et moi
Got one eighty degrees
Je suis prise dans un virage à 180 degrés
And I'm caught in between
Et je suis piégée entre les deux
Countin'
Je compte
1, 2, 3
Peter, Paul & Mary
Gettin' down with 3P

En route pour un plan à 3
Everybody loves oh
Tout le monde aime ça oh


Tu l'as compris, sa chanson parle de partouze. C'est beau, c'est classe, c'est fin. Si, tu l'as compris, fais pas genre t'es né avec des oreilles chastes et qu'on t'a biberonné aux Teletubbies, parce que je sais que c'est faux, vil menteur. La brave fille a donc besoin d'affection. La tutelle de son père l'empêchant de se taper n'importe lequel de ses danseurs histoire de se marier et de faire deux gosses en deux mois, avant de finir rasée et junkie. Normal, tout ça, ça frustrerait pas mal de gens. Autant faire passer le message dans une chanson. Histoire de se faire censurer aux Etats-Unis, pays de puristes à deux balles.
Avis aux amateurs.
La différence entre un junkie et un sportif ? Y'en a un qui est sponsorisé.

# Posté le vendredi 20 novembre 2009 04:47

Modifié le samedi 21 novembre 2009 09:21

Encore une année de moins entre toi et la mort.

Encore une année de moins entre toi et la mort.
Y'a un moment dans la vie, où tu réalise que la période de l'enfance est finie.
Que ça y est, le monde joyeux de Casimir et des Teletubbies est derrière toi, que désormais, tu es seul face au reste du monde. T'as grandi. C'est moche. Mais t'es entre-deux. T'es pas encore un adulte accompli passque tu reçois pas encore des factures avec ton nom dessus (et encore heureux, sans déconner), que tu te demandes pas comment tu vas payer ta bouffe et ta crèche, que ton boulot te gonfle vu que ton patron est un gros con et que tes collègues ont trop de pellicules (Petrol-Hann, tu connais ?) - vu que justement t'as pas de boulot, les impôts ne connaissent pas ton existence officiellement, tu peux encore piocher dans le frigo familial, mais tu peux plus faire un caprice en plein Carrouf' parce que tu comprends pas IL EST TROP BIEN CET EPISODE DE POLLY POCKET BORDEL (oui, j'ai regardé Polly Pocket, à une époque, j'aimais bien les trucs niaiseux).
Et là, c'est souvent une cruelle désillusion.

Quand t'es petit, tu manges MacDo en kiffant un jouet merdique fabriqué à l'autre bout du monde. Et t'es le plus heureux du monde juste en faisant des bulles dans ton Coca, genre NAN Y'EN A PAS ASSEZ A LA BASE.
Quand t'es un jeune pubère, t'as toujours un(e) pote bien relou qui te dit en te regardant dans les yeux « T'es vraiment une machine à bouffer, t'sais pour combien de calories tu viens de te foutre direct' dans le cul là ? » juste parce que tu reluques un pot de Nutella à la télévision.

Quand t'es petit, tu te sens pas obligé de parler aux gens pour pas jouer le gros exclus et reclus social de la promo. Nan, quand t'es petit, tu t'fais des potes en deux secondes à coup de « Tu joues avec moi ? Vas-y, viens on mange nos doigts plein de terre pour la déconne ! ». Normal.
Quand t'es un jeune pubère, tu t'fais des potes à coup de « Yo gros clampin, t'as pas une clope ? ». Normal.

Quand t'es petit, tu trouves que dormir le matin, ça sert un peu à rien, et t'emmerdes le monde avec Canal J dès 6h30 le samedi. T'es un peu casse-couille en fait.
Quand t'es un jeune pubère, on pense que tu te drogues parce qu'à 11h du mat' un dimanche, dormir encore relève de la peine capitale.

Quand t'es petit, tu peux te permettre d'écouter de la merde, de regarder de la merde, de dire de la merde, on te trouvera toujours des excuses. Et on se foutra bien de ta gueule quand t'auras 18 ans, mais ça tu t'en doutes pas encore.
Quand t'es un jeune pubère, tout ce que tu écoutes, tout ce que tu dis, tout ce que tu fais... C'est de la merde. Cherche pas, c'est fait exprès.

Quand t'es petit, si tu pleures toutes les larmes de ton petit corps devant ta génitrice pour pas aller à l'école vu que c'est un peu chiant quand même hein, tu as de fortes chances de rester chez toi à regarder Totally Spies.
Quand t'es un jeune pubère, si tu pleures pour rester planqué sous ta couette, tout ce que tu gagnes, c'est une torgnole à travers la tête (oui, à travers, parfaitement, c'est totalement réalisable), on te traînera par les cheveux à ton arrêt de bus et le soir, t'auras droit à une séance chez le psy.

Quand t'es petit, tu crois que le Père Noël existe, donc tu te permets de tout lui demander, même un Camping-car Barbie qui, vu le prix, doit être en or massif c'est pas possible autrement.
Quand t'es un jeune pubère, tu prends conscience du prix des choses, tu sais que le vieux Barbu n'est qu'une création de Satan pour ruiner la dernière once de naïveté que tu possèdes, mais t'es frais, t'es fun, t'as de l'espoir, donc tu demandes quand même des trucs équivalents au PIB annuel du Japon.

Quant t'es petit, tu laisses ta génitrice te vêtir, te coiffer et te laver des fois même (espèce d'assisté va).
Quand t'es un jeune pubère, tu fais tout pour que cette dernière ait envie de s'arracher les yeux rien qu'en voyant l'état de tes fringues et tu relègues l'hygiène au dernier rang de tes préoccupations. Personne se doute que tu fais ça par pur souci d'écologie.



Bienvenue dans l'âge ingrat.
Et remercions mon Frère, sans qui cet article n'aurait pas vu le jour.

# Posté le samedi 31 octobre 2009 09:57

Modifié le samedi 31 octobre 2009 11:55

Je n'aime pas dire du mal des gens, mais effectivement, elle est gentille.

Je pense qu'il est temps de te raconter mon dernier traumatisme en date à la fac'. Parce qu'il m'arrive des tas de trucs là-bas, que j'avais jamais demandé, mais y'a des jours où j'ai vraiment un karma de merde et que des fois, bah j'aimerais bien avoir une chance de cocu comme te le consacre l'expression française la plus laide du monde après « Qui avale une noix de coco fait confiance à son anus ».
Cet article prend un tournant scatophile, c'est très mauvais ça.
Or donc, par un beau jour du mois de septembre, à savoir le mercredi 30, alors que j'avais cours de Droit Civil et que je décédais lentement de soif sur un banc d'amphi encore plus dur que les sièges de la ligne 51 (pas de références moisies à des chansons paillardes, sinon je t'éclate le larynx avec un tesson de bouteille), j'ai eu envie d'aller boire. De l'eau hein, sans déconner, tu m'as pris pour quoi.
J'aurais dû sentir que ça allait mal se passer. Parce que passer une journée entière sans qu'une merde ne t'arrive sur le coin de la tronche, ça n'existe pas pour moi. Oui, j'amplifie la réalité, j'ai des tendances mythomanes, mais c'est comme tout, on s'habitue.
Eh ouais. J'étais naïve, innocente et contente de penser que dans deux heures, j'pourrais m'enfiler trois paquets de gâteaux en regardant 'Charmed' sur la 9 (Oui, je regarde 'Charmed', j'assume, donc ta gueule en fait). Personne m'avait parlé dans le tram, j'avais dormi jusqu'à 10h le matin, j'avais mangé un sandwich avec plus de mayo que de jambon, j'avais même de la monnaie pour me payer un Twix. Dingue quoi.
Mais tout ça, c'était avant le drame.
Forcément, on avait pas trop trop envie de suivre des masses, donc Marie-Laure et Coralie s'étaient mises en haut de l'amphi 1. L'amphi 1, si tu veux, quand t'es tout en haut, t'as des tas d'idées stupides qui te viennent à l'esprit : t'as l'impression que si tu te jettes de ton banc, tu peux voler, t'as trop envie de balancer des chewing-gums que tu viens de mâcher dans la foule de naïfs petits L1 qui croient encore que le droit, c'est fun et facile et aussi pour punir la connasse deux rangs devant toi de se laisser pousser des racines de 15 cm de long, tu peux dormir sur ton bureau, personne te verra, parce que le fond de l'amphi, le prof s'en branle royal... C'est la belle vie.
C'est peut-être pour ça que j'aurais dû rester assise. Cela m'aurait évité de me vautrer comme une grosse daube dans l'escalier principal. Devant 200 personnes. La cuisante honte que j'ai éprouvée aurait pu se terminer là si seulement...
- J'avais pas été habillée avec un pantalon rouge vif et des Converses Jaunes canari (ouais, j'étais en mode Oui-Oui, j'ai aucun goût pour assortir les couleurs et je t'emmerde accessoirement, la mode c'est pour les gens sans imagination).
- Si y'avait pas eu 200 personnes dans l'amphi justement.
- Si j'étais pas tombée dans une imitation parfaite de Dumbo essayant de décoller (en gros, j'ai fait un rouler-bouler arrière, avant de retomber en avant et de m'éclater les mains, le genou droit, mes dents de devant et la moitié de mes côtes)(j'me suis sûrement perforée un poumon quand j'y pense).
- Et surtout, si quatre tanches dont je n'ai pas eu le temps de voir la tronche de consanguins (et encore, 'sanguins' je sais pas hein) ne m'avaient pas applaudi. Ouais, maintenant avec le recul, j'aurais dû être fière, j'ai été célèbre le temps de quatre secondes.

En gros, mon ego est décédé ce jour-là. En quatre centièmes de seconde. Avoue que t'es impressionné hein. Sur le coup, j'suis restée assommée par terre comme une niaise pendant trois secondes. J'ai rigolé. J'me suis relevée. Et j'suis sortie. 'Fin enfuie serait le terme le plus exact. Et j'suis allée pleurer dans les toilettes. NAN C'EST FAUX TU M'AS PRIS POUR QUI T'SAIS. J'me suis juste enfermée.

Mais le mieux, ça a pas été ça. Nan nan nan. Le mieux, c'était :
- Marie-Laure qui m'dit « Mais T'AS VU COMMENT T'ES TOMBEE ??? » (Bah ouais, je l'ai vu, je l'ai fait AH AH).
- Et puis Lisa et Vac' qui m'envoient des messages le lendemain « Comme ça tu t'es vautrée comme une grosse daube en cours ?? AH AH MAIS LOL QUOI », alors qu'elles sont pas en cours avec moi. J'SUIS SUIVIE J'LE SAIS.

Et me traitez pas de parano.

Pix : Un conseil, n'oublie jamais ton appareil photo chez Lisa.
Sinon, tu te retrouveras avec des trucs comme ça dessus.
Je n'aime pas dire du mal des gens, mais effectivement, elle est gentille.

# Posté le dimanche 11 octobre 2009 09:29

Modifié le dimanche 18 octobre 2009 11:31

Le quotidien, ça me tue, ça me tient, ça me fait mal.

Oui, ce titre est inspiré d'une chanson de Christophe Maé. On fait avec ce qu'on a. Et n'ayons pas peur de l'admettre, actuellement on a rien.

La rentrée, je l'attendais pas vraiment, voire même pas du tout, mais le temps qui passe est un salaud que de nos chagrins il s'en fait des manteaux comme nous l'a si bien dit Carla Sarkozy, et que donc forcément, le 21 septembre est arrivé. Beaucoup plus vite que prévu. Parce que moi les gars, j'avais envisagé, en rentrant de vacances avec les géniteurs et Le Frère, un programme de fous, dans lequel je m'imaginais déjà relire et cogiter sur les cours de l'année afin de découvrir mon programme de L1 me rafraîchir la mémoire, tout ça pour me la péter devant ma chargée de TD au cas où je me la cognerais encore cette année auquel cas les gars je vais sûrement commettre un meurtre vu que je ne peux pas supporter sa vue sans avoir une subite envie de lui toncher la gueule contre une chaise.
Ouais, aujourd'hui, chuis vexée avec la ponctuation.
Le 21 septembre est donc arrivé, puisque je sais faire beaucoup de choses mais pas remonter le temps (chose Ô combien utile faut-il le préciser, notamment en cas d'oubli de partiels blancs AH AH), et a vu mon cortex encore plus vierge que celui d'un bulot débouler dans l'amphi, en retard forcément passque sinan c'est pas drôle. Après avoir passé mes vacances à glander, à manger, à tenter de m'extirper avec force difficulté de mon lit, voire ne pas en sortir du tout et à marcher sur mes cours de droit à moitié classés qui formaient sur le sol de ma chambre un joli parterre de feuilles blanches et griffonnées de tas de mots que j'arrive plus à lire tellement je les ai écrit vite et mal.
Folklorique, tu peux le dire.
J'étais donc dans le même état que tous mes nouveaux camarades, à savoir dans la merde, camarades dont la tronche laissait aisément deviner qu'ils pensaient actuellement tous à la même chose : le moyen le plus rapide de se suicider. Ou éventuellement, de savoir comment atteindre l'alarme incendie pour fuir. Très loin.

Sauf que moi, j'avais un bonus que les autres n'avaient pas. La mononucléose. Oui. MALADE. A CREVER. PoUR LA RENTREE. Y'a de quoi voir des putains de prédispositions à une année de merde, mais nan j'suis en mode 'Positivons envers et contre tout même contre ma carte bancaire qui marche une fois sur cent'. Et là, une question vient te tarauder sans aucun doute : Comment aie-je pu choper cette chiure te demanderas-tu sûrement, puisque t'aimes bien t'intéresser à ma vie (nan ? Ben laisse-moi croire le contraire quand même). Ben je sais pas. Apparemment, il faudrait que quelqu'un qui se balade le germe dans le dedans de lui-même m'ait toussé à la gueule histoire qu'on partage des miasmes dans la joie et la bonne humeur. Sauf que j'ai pour habitude de maintenir une distance respectable avec mes interlocuteurs dans le but d'éviter justement QU'ON ME CRACHE A LA TÊTE (oui, c'est l'expérience qui parle, se faire éternuer dans les naseaux, ça craint, je le souhaite à personne, même pas à mon pire ennemi). J'ignore donc qui m'a rendu malade au point d'en dormir 36h d'affilée. Mais sache que si je découvre ton identité, tu vas avoir de gros soucis. Hum. Passqu'il est hors de question que je sois le 'Patient Zéro' de la mono même si un titre comme ça, ça envoie carrément.
Résultat : j'me suis droguée à la cortisone, limite si je sniffais pas l'emballage histoire d'avoir moins mal à la gorge (par respect pour le repas que tu viens d'avaler, je ne te décrirais pas l'état de mes amygdales), et j'ai dû bouffer un antibiotique qui avait un indescriptible goût de banane moisie mélangée sans aucun doute à de la mort-aux-rats. C'est là que t'aimerais bien avoir le courage de dire à ton médecin que 'Vous savez, les antibiotiques, c'est pas automatique'. Mais nan, tu es un énorme lâche, alors tu dis 'okay', et tu vas acheter un truc pas remboursé par la Sécu.

En conséquence, vu que j'étais à deux doigts de décéder sous mes quatre épaisseurs de couette, j'ai pris des résolutions :
- Arrêter de faire la bise à tout le monde.
- Faire croire aux gens que j'ai la grippe A dans le tram, comme ça, j'aurais enfin de la place le matin.
- Manger une raclette parce que j'ai la dalle.
Comme tu pourras le constater, je réfléchis beaucoup trop quand je suis décalquée.

Sinon, ce soir, c'est la finale de Secret Story.
Le quotidien, ça me tue, ça me tient, ça me fait mal.

# Posté le vendredi 25 septembre 2009 15:58

Modifié le vendredi 02 octobre 2009 16:10

Retirez-moi le monde des oreilles, je l'aime. Bouchez-moi les yeux, je meurs.

Cette année pèse sur ma gueule une épée de Damoclès lourde comme 58 éléphants (ou comme Massimo Gargia, oui le gros qui sert à rien si ce n'est à redonner de l'estime à des vieux croutons richissimes que même le meilleur chirurgien plastique du monde n'arriverait pas à retaper). En effet, bien qu'ayant un quotient intellectuel dont tu pourrais croire qu'il laisse à désirer alors que nan pas du tout, vu que d'après les lignes de ma main, j'ai une intelligence hors du commun (AH AH merci les aprèm' de perdition totale sur Google), je retape. Bon, c'est pas non plus comme si je vous l'avais dit à peu près deux cents fois hein, mais je suis le genre de personne à ressasser sans cesse les mêmes choses sans intérêt sauf pour elle-même. J'retape ma première année de droit, bah oui, tu comprends, c'était tellement bien, j'me fendais trop la gueule donc allez hop, on s'en refait une pour la déconne. Nan, je blague, en vrai, j'ai absolument rien foutu, et arriver aux partiels en grosse touriste, c'était pas le meilleur plan à exécuter effectivement. Sauf que tu t'en rends compte quand t'es devant ton sujet et que tu te sens alors très très seul(e).
Exemple : Partiel de Droit Constitutionnel.
« Selon l'auteur, 'loin d'être une offense à la démocratie, [le contrôle de constitutionnalité] en est l'un des garants'. Quels arguments peut-on invoquer à l'appui de cette affirmation ? »
J'avais rien à répondre, à part 'LOL'.

J'ai donc dans l'immédiat deux choix à ma disposition, qui détermineront sans aucun doute mon avenir, mon futur proche, mon futur lointain et même mon prétérit.
88888- Bosser pour passer en deuxième année. 'Fin passer en L2 quoi, on va pas pousser nan plus, sans déconner les gars hein.
88888- Me remanger des notes de merde et finir en BTS, pour terminer dans un boulot moisi genre vendeuse à Kiabi passque d'façon y'a pas d'avenir pour les moins de 25 ans, vas-y prends ton ticket pour le suicide mon grand.

Le choix est vite fait. J'ai donc mis toutes les chances de mon côté. J'me suis tournée vers l'une des trois personnes qui me supportent depuis plus de 19 ans. Mon géniteur. Et puis sa carte de crédit, aussi. Je l'ai saoulé jusqu'à plus-soif pour qu'il m'offre un micro-pc. Un Netbook. Oui, les p'tits trucs qui tiennent dans le creux de la main, tellement pas chers pour les gens qui ont des sous et tellement chers pour ceux qui en ont pas (donc passablement excessifs pour moi en fait, si t'as suivi). Je l'aime, t'as pas idée. Je l'ai appelé Edgar. Pourquoi Edgar ? Ben je sais pas, y'a bien des gens qui appellent leurs enfants Robert, Hubert ou même Cunégonde, et personne dit rien. Au départ, j'avais pensé à Pilou mais à la réflexion, ça faisait un peu nom de bouffe pour Chien (genre Canigou, que quand t'ouvres le paquet, t'as grave envie de vomir tellement ça sent la mort et les boyaux de putois), et puis à Jean-Edouard, après avoir vu un reportage sur sa tronche de cake sur NRJ12 (oui, je regarde NRJ 12, Ô Mon Dieu, je suis une sous-merde, lapidez-moi). D'ailleurs, au passage, pour les fans, et je sens qu'il y en a car c'est quand même le seul homme sur Terre à s'être tapée Loana en direct-live dans une piscine (et ça, ça s'applaudit), il fait son entrée au théâtre le grand garçon. Watch Out Broadway, we're coming...
Là, j'ai un peu perdu le fil conducteur de mon article, et ça craint un max. Je disais donc. Je suis à nouveau en L1 avec que des gens que je connais pas et avec lequel je vais devoir sympathiser pour pas nan plus trop ruiner ma vie sociale. Sauf que, voilà, j'ai un ordinateur à ma disposition (« Tu comprends bien que c'est pour les cours, papa, je tape plus vite que j'écris, alors comme ça, je raterais rien, et puis ma main droite sera encore en vie à 18h comme ça, allez steuplééé »). Et qu'à la fac', y'a Internet. Wifi. Partout. Même dans les amphis. Ça pourrait être grave le pied puisque ça me permettrait de passer mes journées à me moquer du reste du monde en lisant Videmerde.fr et en pariant sur la mort de Fidel Castro sur ilsvontbientotmourir.com, mais nan en fait. C'est la catastrophe. Vu que j'ai une détermination en carton, voire même en savon (ouais, elle s'en va plus vite que son ombre, tu peux pas test'), mon défi de l'année va donc être, finalement, non pas de passer en L2 pour éviter de me retrouver dans un BTS qui m'intéresse pas, mais bien de ne pas ouvrir une seule page Internet de toute l'année, même si je suis à la limite de me perforer les yeux et les oreilles avec ma clé USB pour échapper à un cours d'Approche du Monde Contemporain.

Autant dire que je parie direct sur Edgar.
Retirez-moi le monde des oreilles, je l'aime. Bouchez-moi les yeux, je meurs.

# Posté le mercredi 09 septembre 2009 12:44

Modifié le mercredi 09 septembre 2009 13:20

Aujourd'hui, ma coiffeuse m'a dit 'Han mais vous avez 19 ans ??!! Putain, j'vous en aurais pas donné plus de 16, moi !'. VDM

Je rajouterais bien un "Connasse" derrière.

L'autre jour, j'ai encore réussi à aggraver mon cas. Comment, me diras-tu, t'es déjà passablement limitée dans l'ensemble alors pourquoi creuses-tu plus profond encore naïf petit être que tu es ? Je te répondrais tout simplement que dans un premier temps, tu peux aller te faire foutre chez la Mère Michel (oui, celle qu'a perdu son chat, et les vieilles grues sans compagnons domestiques eh ben crois-moi mon vieux, et là c'est l'expérience qui parle, ça peut être très agressif), et que dans un deuxième temps, on peut toujours paraître plus con qu'on ne l'est alors que l'inverse est totalement impossible (regarde ce pauvre John-David, navrant, y'a pas d'autres mots).
Je disais donc, l'autre jour, j'ai réussi à prouver que la majorité et moi, on était toujours pas du même bord et que la conscience citoyenne que je devrais avoir (genre voter aux Européennes, savoir qui est le Premier Ministre de la France, différencier un programme de droite d'un programme de gauche, faire semblant de m'intéresser aux gens qui parlent de politique, et des tas d'autres trucs atrocement soporifiques à mes yeux) était toujours portée aux abonnés absents. Si tu la croises, dis-lui que je la cherche, ça s'rait cool-Raoul.
Non, tu ne peux pas me lapider pour cette rime moisie, d'autres ont essayé avant toi et ils ont eu des problèmes.

C'est en effet par un superbe après-midi d'août (et par là, je veux bien entendu dire qu'il pleuvait comme si c'était les prémices de la fin du monde par noyade anticipée de l'espèce humaine) (anticipée passque la vraie fin du monde, c'est en 2012, c'est les Mayas qui l'ont dit et on pourra pas dire qu'on savait pas quand on se sera fait météoriter la tronche) que j'ai fait quelque chose qui, de prime abord, ne m'aurait jamais traversé l'esprit normalement.
J'ai voulu trier mon placard.
'Oh Mon Dieu' tu peux le dire. Placard qui tient plus du bordel ambiant que d'un lieu de rangement mais qui, OH OUI QUI RANGE SON PLACARD ? Dis pas oui, je sais que tu mens, jeune effronté. Bon là, j'avoue que ça devenait urgent, étant donné que la Reine-Mère en voulant y placer certaines vieilles fripes fringues qui ont du vécu, a bien failli périr sous une avalanche de sacs, de pulls, de magazines divers et variés, de lampes de chevet pétées, de bijoux à deux francs de la Foir'Fouille, d'exemplaires du Monde que j'ai jamais lu, de paquets de gâteaux vides (et d'autres pleins mais dont la date de péremption ferait pâlir Karl Lagerfield), des classeurs pleins à craquer des cours des années précédentes que t'as eu la flemme de jeter donc paf! t'as tout entassé comme une merde au beau milieu de l'étagère, et d'un ampli de guitare (dont je ne me sers pas, j'veux pas prendre le risque de faire péter toutes les vitres de la baraque tellement je joue mal). Oui, ma génitrice a failli connaître une mort violente, lente et douloureuse. Mais non, c'est une warrior et elle m'a donc aimablement signalé dans le millième de seconde qui a suivi que "SI TU NE RANGES PAS CE FOUTOIR DANS LA MINUTE, JE T'ETRANGLE AVEC TA TAIE D'OREILLER". Je me suis donc vue contrainte et forcée de faire coulisser la porte dudit placard afin de faire croire que je le passais au peigne fin dans le but de déterminer une stratégie d'attaque digne de l'émission 'C'est du Propre'. Chuis over-fière de cette phrase, t'as pas idée. C'était sans compter mon cerveau détraqué et ses méandres douteux (bon là, ça veut rien dire on est d'accord, eukay, mais fais genre t'as rien vu steuplé). Parce que, sans le savoir, sans le vouloir, c'était pas d'ma faute, j'étais pas là j'te dis, je suis tombée sur des tubes de gouache aux couleurs chatoyantes, qui te lésionnent la rétine involontairement mais que sur le coup, comme tu les trouves trop chatoyantes justement, bah tu peux pas les lâcher.
Et là, ça a été le drame, le début de la fin, l'Apocalypse, le temps où l'un de mes deux derniers neurones a déclaré forfait.
J'ai passé l'aprèm' à peindre... Avec mes doigts. Tu veux m'acheter une vie sociale ? Envoie tes dons, j'accepte tout, chèques comme espèces. Je m'en suis collée de partout (un peu comme quand je mange en fait)(tu m'as jamais vu manger ? Eh ben t'es un sacré veinard). J'en avais autant sur ma feuille que sur mes fringues, mes murs et mon parquet. J'ai failli bousiller mon jean préféré vu que je sais pas trop si la gouache ça part avec de la lessive mais que serait la vie sans aventure hein ?. Vu qu'en plus, c'était de la peinture rouge, on aurait trop dit que je revenais d'un sacrifice de Bergers Allemands. J'étais classe à un point que t'imagines même pas. Bien entendu, ne va pas croire que j'ai peint des œuvres d'art, nan nan, j'ai aucun talent et encore moins une fibre artistique sinan j'le saurais t'sais. C'était juste des traînées de rouge sur un bout de papier blanc. Un peu genre du sang en fait. Ouais, c'était un peu laid. Heureusement pour le peu de dignité dont j'ai encore crédit aux yeux de mes géniteurs (je doute de l'exactitude grammaticale de cette phrase, qu'on se le dise), personne, PERSONNE JE DIS BIEN PERSONNE ne s'est intéressée à moi cette après-midi-là. Alors que normalement, je peux pas glandouiller dans mon antre sans qu'une des trois autres entités de la maison ne vienne me demander si « tu peux pas m'passer ton ordi ? », « t'as pas de la monnaie ? » (AH AH APRES TOUT CE TEMPS ILS CROIENT ENCORE QUE J'AI DES SOUS DESFOIS. UTOPISTES A DEUX FRANCS VA), « Tu peux baisser ta musique de merde, j'entends pas le super film sur les réfugiés Polonais de la Rhur en 1943 ? », « T'as faim ce soir passque pas moi en fait, donc si t'as pas faim ça m'arrangerait comme ça j'me laisse mourir devant la télé au lieu de faire cuire des pâtes/du riz/de la purée Mousseline/des restes moisis qui traînassent dans le frigo... ». Vois tes cas moi j'dis hein.

Et le pire, LE PIRE, LE PIIIIIRE, c'est que j'me suis genre grave éclatée.
Et en plus, EN PLUS, mon placard ressemble toujours à un champ de bataille.


Aujourd’hui, ma coiffeuse m’a dit ‘Han mais vous avez 19 ans ??!! Putain, j’vous en aurais pas donné plus de 16, moi !’. VDM

# Posté le mardi 18 août 2009 09:58

Modifié le mardi 18 août 2009 10:12